Troisième manche du championnat Free Drivers 2019 – Sotteville, le 16 mars 2019

Vous connaissez le syndrome de la feuille blanche ? Trois semaines que je m’apprête à rédiger ces quelques lignes. Rien. Vide. Néant.

Vous voyez ce que je veux dire ? Non ! Tentons une analogie.

Nous sommes à la fin du 15ème siècle. Michel-Ange, au sommet de son art, dans la cour de son atelier florentin, jouit d’une vue imprenable, inspirante, sur la campagne Toscane. Le vent caresse les champs vallonnés, les cyprès dansent. Un bloc de marbre de Carrare trône devant lui. Pitié, fais quelque chose de moi, semble lui susurrer le colosse. Et rien, impuissant.

La Pietà de Michel-Ange.

Bon, et maintenant, vous voyez ce que je veux dire ? Toujours pas ! Autre analogie.

New York, automne 1959, 23h45. Miles Davis vient de sortir « Kind of blue », yeah. Il descend des escaliers, sombres. Entre dans son studio de répétition, intime, suave, déjà enfumé. Se prépare, sort sa trompette de son écrin. S’allume une clope, tire une latte. Bill Evans plaque quelques accords sur son piano, suivi immédiatement de Jimmy Cobb et Paul Chambers à la rythmique. P’tain, ça swingue grave. Miles se lève, pose sa trompette sur ses lèvres. Et rien, impuissant.

Miles Davis

Bon, et maintenant alors, c’est bon, vous voyez ce que je veux dire ?? Toujours pas !! J’en perds mon latin. Dernière analogie.

Miami, printemps 2019, 13h30. Une femme se lève de son lit, bouche pâteuse, sort de sa chambre, marche dans le couloir, et, soudainement, prend peur, sursaute, horrifiée. Kim Kardashian vient de se voir dans un miroir, non maquillée. Elle entre dans son dressing, groggy. Et rien, impuissante. Catastrophée, elle appelle Kanye, son mec, chanteur, mais néanmoins styliste à ses heures perdues. Un artiste accompli le monsieur. « Help, help, darling … ». Mais toujours rien, ils sont impuissants. Oh my god, crazy, amazing !

Kim Kardashian et Kanye West

Je pense maintenant que vous voyez clairement ce que je veux dire. Voilà dans quelle étagère. Le doute mon phallus. C’est dur, limite déprimant. Mais pour autant, il faut bien savoir affronter ses démons.

Nous voici de retour à Sotteville. Enfin une météo clémente, totalement sèche. Franchement, ça fait du bien, même si c’est formateur, voire même parfois ludique, de rouler sous la flotte. Nous sommes clairement attendus par le staff, le briefing l’atteste, ambiance. En effet, souvenirs, souvenirs, notre prestation précédente sur ce circuit a été catastrophique. L’idée est que cela ne se reproduise pas ! Ce sera le cas, au prix d’un encadrement très répressif et de notre cher président très présent pour éteindre tous les débuts d’incendie. Le Zèbre tenait absolument à montrer aux dirigeants du circuit de l’Europe que nous avions retenu la leçon et que l’esprit Free Drivers est résolument ailleurs.

Pour preuve, je passe un moment avec « King », un revenant.
– Comment vas-tu l’ami ? ça fait un bail …
– Et bien, à merveille ! Figure-toi que je viens de faire l’acquisition d’une maison dans le sud. Nos enfants étant maintenant autonomes, ma femme et moi voulions avoir notre p’tit coin de paradis pour sortir de la grisaille banlieusarde. Soleil et oliviers. Franchement, la vie est belle.
Quelle joie de vivre communicative, c’est beau, merci.

C’est parti pour les essais chronométrés.

Ouah, c’est bon quand même, j’avais effectivement presque oublié : ça va vite, ça freine, ça accroche, ça crisse. Vive le sec.
A la sortie des deux sessions, la feuille de chronos est étonnante. Certes Free Wheel, Walking Man et Crevette sont en haut de l’affiche. Mais ils sont talonnés par Mad Mig et Bigzac bien devant de très gros clients que sont Free P & S, Ouistiti, Le Zèbre et Rainman. Les manches s’annoncent sacrément animées !

Justement, du fait de cette hiérarchie initiale inattendue, le hasard fait que la grande majorité des kadors se retrouve dans le premier groupe. Les deux manches qui s’ensuivent ont ainsi des airs de finale A, spectacle magnifique que j’ai eu la chance d’admirer. Les passes d’armes entre Free Wheel, Ouistiti et Free Son ont été de toute beauté. C’est Free Son qui sort premier de ces combats, alors qu’il était passé totalement à côté de essais. Remarquable, cela se confirme, sa forme actuelle lui permet de viser le championnat en fin d’année. Bravo à Rainman et Free P qui arrivent à se hisser en A dans ce groupe de la mort. En revanche, c’est raté pour le Zèbre, en B, en raison de quelques effets de styles que seul lui maîtrise !

Le second groupe maintenant, dont je fais partie. Une promenade de santé annoncée, les kadors s’affrontant par ailleurs. Que dalle. Que nenni. Fini la rigolade, le niveau des courses Free Drivers est bien trop élevé désormais. Pour preuve, se retrouvent au départ Walking Man, Crevette, Mad Mig, Mic Mic, Angelus, Waldo, Speedy. Ces pilotes sont censés être moins performants … ??!! Foutaise, ça envoie grave !! Résultat des courses, Crevette termine largement premier en gagnant haut la main les deux manches. On s’attendait à voir Walking Man dans son sillage, et bien non, c’est l’excellent Waldo qui termine second. Quel talent, en progression constante, il vient clairement titiller du lourd. Comme évoqué avec lui, il pêche encore par manque d’expérience et de régularité. Patience. Pour ma part, j’arrive in extremis à me retrouver en A malgré un accrochage avec Speedy en plein excès d’optimisme sur un freinage. Involontaire. Et qui je vois à côté de moi, un certain Vil Coyotte, tient, tient, petit à petit, l’oiseau fait son nid.

La matinée touche à sa fin avec les finales.

La hiérarchie est respectée en finale B, avec un podium composé du Zèbre au sommet, entouré de Speedy et Bip bip. A noter les superbes performances de King et de Rey, à l’inverse de Ched, pas à sa place, une journée sans, le concernant.

C’est au tour de la finale A. De l’arrière du peloton, je constate que les premiers partent comme des avions de chasse. Intouchables. Mais qui va bien pouvoir battre Free Son aujourd’hui, tant il évolue sur un nuage ? Et bien, lui-même ! Micro erreur lors d’un bras de fer avec Free Wheel, ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces, un vibreur prit de manière trop brutale, et hop une chaîne out … abandon. Disons que c’est bon pour le championnat. Free Wheel termine en haut du plateau, accompagné de El Gato Negro, opportuniste, et Ouistiti, après de grosses batailles. Mais attention, à l’arrière, c’était énorme également. En effet, Môssieur Vil Coyotte, à la régulière, a doublé dans l’ordre : Moi-même, Bigzac, Angelus, et Free P. Rien que çà. Et l’ami Waldo, il commençait à serrer les fesses sur les derniers virages ! Moralité, Vil Coyotte a été désigné à l’unanimité « Pilote du jour ». Évidemment. Sacré Fred qui me disait vouloir participer uniquement à deux trois courses cette année pour le plaisir. J’ai bien l’impression qu’il sera de la partie tout le championnat et il m’a en outre déjà confirmé sa présence au sein des équipes FD en endurance. La passion ne se contrôle pas.

Pour le détail de tous les résultats, c’est par ici que cela se passe :
http://www.free-drivers.org/2019/03/sotteville-manche-3-201903/

Il y a une bonne vingtaine d’années bien tassées, certains futurs Free Drivers, pionniers, envisageaient déjà de limer le bitume, étudiant, un ami m’a initié au Jazz. J’ai alors découvert, ingurgité, les standards interprétés par les plus grands : Miles Davis, Bill Evans, John Coltrane, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Max Roach, etc. dans le désordre, pour ne citer qu’une infime partie d’eux. Au hasard de mes rencontres, je croise un gars qui me dit en substance « Miles Davis, mouais, bof, écoute plutôt Erik Truffaz ! ». WTF ?!? C’est qui ce mec ? Je l’ai écouté un peu, rien de plus. Les années sont passées. Depuis peu, grâce à la joie des transports parisiens et à Spotify, je le redécouvre. Quelle inspiration, quelle fusion, quelle beauté.

C’est la vie. Il y a de belles choses, et de moins belles. Il y a de l’amour, et de la haine. Il y a de la joie, et de la tristesse. Il y a de la lumière, et de l’ombre. Le Yin et le Yang. La vie et la mort. Mais c’est un tout, une unité, une nécessité.

A Marylou.

Seconde manche du championnat Free Drivers 2019 – Soucy, le 10 février 2019

J’ai la boule au ventre ce matin. En effet, Evelyne Dhéliat a vu juste : tel un cyclone qui puise discrètement son énergie dans les éléments, la tempête s’approche en catimini de Soucy.

Malgré mon expérience sur le sujet (je suis allé il y a quelques années au Vietnam chercher des potes en galère, et le climat n’était pas jojo, j’vous raconterai …), j’ai peur car c’est un combat qui nous attend, un combat contre nous-même. Sur la route, Vil Coyotte et Zig Zag semblent totalement inconscients. Zig Zag nous parlent de son voyage au soleil qui se prépare. Mais p’tain mec, t’es pas sûr d’être vivant ce soir, wake up ! Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre.

Nous arrivons sur le circuit, le calme avant la tempête, l’œil du cyclone. Précipitations éparses, petites bourrasques, piste humide. A priori, rien de bien méchant. A l’accueil, Marilou et Seb sont déjà aux petits soins pour tout le régiment. Les soldats sont tout sourire. Dingue. Je vais au PC course au plus vite pour m’assurer que tout se prépare dans les moindres détails. Willy et Gilou sont totalement détendus. Fou. Je passe la tête par la porte, un mur de pluie arrive, sans crier gare. Tu vas l’avoir ta putain d’guerre ! Je le sais maintenant, seuls les tous meilleurs pilotes, expérimentés en milieu hostile, affutés, surentrainés, tant au niveau de leur pilotage que de leur maitrise psychologique, seront en finale A.

Avant les essais, je prends tout le temps nécessaire pour me préparer. Je fais le vide autour de moi. Concentration absolue malgré quelques flashbacks me ramenant à mon passé, obscur.

Rambo 2

Let’s go for practices !

Il convient de se jauger et jauger la piste lors des premiers tours de roues. Une seule règle s’applique : rester sur le bitume, la sortie est à proscrire. Mais très vite, c’est l’hécatombe. Pas d’apitoiement. Pour la plupart des concurrents, rouler dans ces conditions c’est l’enfer. Pour moi, c’est chez moi. A ce petit jeu, El Gato, Free Wheel, Ouistiti et Ched prennent les devants. Je reste en retrait, volontairement, la journée va être longue, très longue, trop pour certains. On n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace.

m2 Soucy course 1

Les manches des groupes s’enchainent. Petit à petit, le régiment se vide. Abandon pour pépin physique pour certains, crise de panique pour d’autres. J’ai notamment vu Free Wheel vouloir faire demi-tour pour rentrer au bivouac. C’est humain, pas de jugement, j’ai déjà dû faire face au syndrome post traumatique, je comprends. Dans ce contexte, la hiérarchie est globalement respectée. A noter, la position impressionnante de Saturnin en haut du tableau. Normal, il joue à domicile, il connait parfaitement le terrain.

m2 Soucy course 4

Arrivent enfin les finales, uniquement pour les survivants. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

La finale C est donnée avec seulement 7 pilotes sortis des tranchées. Même Gilou, déserteur, est remplacé par Ched. Ironie du sort, Ched arrive en tête de gondole …

m2 Soucy course 3

C’est parti pour la finale B. Finale d’un haut niveau du fait du nombre important de mercenaires aguerris en piste, ce qui n’empêche pas les glissades non maitrisées débouchant parfois par des bacs à graviers. Vil Coyotte a été touché durant cet épisode. Heureusement, le pronostic vital n’est pas engagé, mais sa rage de vaincre reste intacte. « Murdoc … je vais revenir et j’aurai votre peau ! ».

Et enfin, me voici au départ de la finale A. Bien entendu (cf. mon analyse éclairée ci-dessus). Je prends le départ à côté de Saturnin.

  • Qui êtes-vous ? me demande-t-il.
  • Ton pire cauchemar.

Malgré toutes nos tentatives, nos kadors Ouistiti, El Gato et Free Son sont intouchables aujourd’hui. Bravo. A votre retour au pays, vous pourrez défiler dans les rues de New York acclamés par la foule. Quant à moi, je resterai anonyme, un combattant de l’ombre, solitaire.

Rambo 1

Le bilan complet de la bataille du jour est accessible ici.

Le colonel Trautman a proposé la médaille de chevalier de l’ordre national du mérite à Speedy pour bons et loyaux services. Après délibération du burô FD, cette demande a été acceptée. Nous t’adressons toutes nos félicitations pour ce morceau de bravoure.

m2 Soucy Speedy pilote du jour

La journée s’achève ainsi. C’est la quille.

Cette manche restera dans nos mémoires. Les conditions étaient dantesques, certes, à vivre néanmoins, mais nous retiendrons surtout l’ambiance générale du groupe au beau fixe. Bonne humeur, convivialité, plaisir d’être là, étaient au rendez-vous, malgré le milieu hostile 😉. Exit les déboires de la première manche, tout s’est parfaitement déroulé en piste. Comme quoi, c’est possible, même dans des conditions extrêmes.

J’ai passé une bonne partie de la matinée à la direction de course avec Seb, Free Wheel et Gilou (Privilège accordé aux gradés du burô de pouvoir se rapprocher d’un chauffage, chut …). Nous avons parfois eu la visite notamment de Rainman, Ouistiti, Serge et Crevette. Et bien, on s’est marré comme des gamins. Merci pour ce moment !

John R. (Rodge).

PS : C’est Sylvestre qui l’a dit, c’est pas moi. Énorme !

« Lorsque j’ai préparé Rambo, j’ai pensé à Shakespeare, et je trouve d’ailleurs que les analogies sont nombreuses … »

 

Crédits photos : Louis Mativet & John R.

Première manche du championnat Free Drivers 2019 – Sotteville, le 26 janvier 2019

  • Excuse-moi Vil Coyotte de t’avoir speedé, mais je dois rentrer au plus vite. J’ai une grosse fête familiale demain qui se prépare …
  • Pas de souci Rodge, c’est toi le chauffeur.
  • J’ai adoré cette première manche. Rouler ici, dans ces conditions très humides, ultra changeantes toute la matinée, quel pied ! Je suis une sacrée quiche sur le mouillé, mais là, j’ai la sensation d’avoir progressé !
  • Ah ouais, cool, en quoi tu as progressé ?
  • Aladin m’a réexpliqué les bases que je me suis employé à appliquer scrupuleusement. Typiquement, pour appréhender un virage, il ne faut surtout pas être sur le train avant. L’idée est donc de bien freiner en amont, faire pivoter le kart en entrée de virage avec un bon coup de volant, puis contrôler la glisse par l’arrière. D’où l’importance capitale du régime moteur. Du drift en résumé. Ludique, efficace, intuitif, complexe … tout un art. Et toi, ta journée ?
  • Je suis mega frustré !
  • Ah ouais, pourquoi ?
  • Je me suis fait chahuter à plusieurs reprises. Grosse touchette, suivie d’une altercation de vive voix avec Luigi, et sortie de piste avec Crevette. Moralité, manches pourries et finale B anonyme.
  • J’comprends, mais bon, t’es quand même d’accord qu’avec les conditions d’aujourd’hui, cela fait partie de la course, ce n’est pas bien grave, la faute à pas d’bol, surtout venant de la part de ces deux gars, la loi des séries !
  • T’as raison, mais ça me saoule quand même, je reste frustré et voilà … Pour la peine, je vais faire en sorte de venir à Soucy pour me refaire !
  • Good deal !
  • […]
  • Et merde. A peine sur le périf’ et ça bouche direct, j’en peux plus de Paname …
  • Ouah, ouah, il se passe quoi, p’tain, regarde, il y a un motard qui se prend la tête grave avec le conducteur d’une bagnole … ?!?
  • C’est quoi ce délire, ils vont se foutre sur la gueule, ils sont supers chauds, limite hystériques … regarde le passager, il filme tout avec son portable.

Le motard lâche l’affaire, remonte sur sa bécane, disparait. L’incident est clos, la vie anonyme, individualiste, déconnectée, de quoi, ou presque, reprend son cours.

On est ou là ? D’où vient cette agressivité ? C’est fini, on ne se parle plus, on beugle ? Et c’est quoi le plan, là, de tout filmer ? On balance sur Twitter, on dénonce, on espère faire le buzz, pour exister, en avoir l’illusion du moins … c’est ça ? Triste réalité.

Nous n’avons pas vu la scène. Le motard a-t-il été sur le point de se faire shooter par un automobiliste en pleine rédaction d’un SMS ? L’automobiliste a-t-il été surpris par un deux roues se prenant pour VR46 ? Certainement ni l’un, ni l’autre, mais rassurez-vous, Twitter va nous divulguer la vérité, sa vérité !

 

Dimanche. Fin d’après-midi. Je suis repu. Digestion difficile, ma tisane au thym (« time » pour les intimes, juste pour la rime) n’arrive pas à compenser le Haut-Marbuzet. Je me connecte sur le Facebook Free Drivers. Et là, c’est le drame ☹ Vidéos, commentaires, interprétations, coups de gueules, j’en passe et des meilleurs, parfois même, souvent, par des personnes absentes. Et à propos de quoi ? Le départ de la finale A ! Soit 20 microscopiques secondes parmi 50 minutes de roulage.

Les faits sont pourtant limpides. Le départ de la finale A est donné avec aux avant-postes bien dix pilotes chevronnés pouvant prétendre à la victoire. Le premier virage a tourné à la boucherie, dommage pour les veggies. Et alors bordel de merde, c’est quoi le problème, ça glisse de folie, c’est électrique, c’est normal, basta. Y a pas mort d’homme que je sache, c’est du kart, ça frictionne. Et, contrairement à ce que j’ai pu lire, qu’on ne vienne pas me dire, c’est lui ou c’est lui qui a commencé, stop. Tout le monde a commencé, point final. Dès le virage 3, tout est rentré dans l’ordre, la course a été magnifique, Free Son a bien mérité sa victoire.

Manche 1 Sotteville

Nous avons beaucoup débattu au burô de ce non-événement qui a prit des proportions démesurées. Nous avons été peinés. En effet, soyons clair : Organiser le championnat Free Drivers, c’est du temps, beaucoup de temps, du temps bénévole. Le temps n’est pas toujours de l’argent, le temps est parfois du plaisir et de la passion, sans attente en retour. Benji et Gilou étaient tristes, affectés, de parcourir notre page FB.

Si notre championnat perdure, c’est essentiellement grâce à nos deux présidents, épaulés par le burô certes, mais aussi et surtout grâce à vous, nous, tous ! Sans pilote, pas de course ! Il s’agit donc maintenant de se responsabiliser d’avantage, nous sommes tous responsables, responsables de nos actes, de nos attitudes, de nos mots, notamment sur les réseaux sociaux qui ne présentent qu’une réalité augmentée, tronquée, amplifiée, partiellement vraie, voire fake. Merci Donald pour ta vision juste et sensible.

Au burô, nous restons sur nos positions : il y a un règlement qui s’appelle la « Zen Attitude ». Le « no contact » est de rigueur. Si contact il y a, soit la place est rendue en piste, soit les protagonistes en parlent entre eux, en aparté, et s’arrangent. Par pitié, ne nous parlez plus de sanctions, d’observateurs, ou d’appliquer le règlement de je ne sais quelle fédération, etc. A mon niveau, c’est inaudible, je suis là pour m’amuser, pas pour faire la police.

Dans ce contexte, suite à un départ aussi pourri, il eut été judicieux que nos joyeux kadors se réunissent juste après la course, en parlent ouvertement, librement, accompagné d’une p’tite mousse pour détendre l’atmosphère le cas échéant, afin d’en tirer les bons enseignements.

D’autre part, nous suggérons, sans rien imposer, d’éviter de visionner les prises vidéos durant la course. En effet, cela semble avoir plus tendance à mettre de l’huile sur le feu lors des situations délicates.

Manche 1 Sotteville

Pas de résumé spécifique aujourd’hui, tous les résultats sont accessibles ici. En ce qui me concerne, j’ai pris énormément de plaisir à rouler, je me fous du reste. Et mon petit doigt me dit que je suis loin d’être le seul.

Au passage, un grand bravo à Maverick qui mérite amplement son trophée de pilote du jour. Première course chez nous, quasi débutant en 2T, full débutant sur piste mouillée, 11 secondes de progression sur l’épreuve, et une banane à la Calagan qui ne l’a pas lâchée. Tu es le bienvenu pour la saison 😊

Photo de groupe manche 1 Sotteville

Pour finir, je tenais à remercier une nième fois l’ami Top Cat. Tout le mois de janvier, Alain a été aux manettes. Il nous a formé sur tous les outils informatiques, il a initialisé la saison 2019 aussi bien sur le logiciel, que sur le site Internet et il nous a donné son avis éclairé sur le débat qui nous a animé cette semaine. C’est ce qu’on appelle sortir par la grande porte !

 

  • Tu sais Rodge, j’ai décidé de me désinscrire de Facebook. J’y passais trop de temps, tant de bruit inutile …

 

Rodge.

 

Breaking news

Les pilotes arrivés en tête de la finale A ont enterré la hache de guerre : La contestation du résultat final est oubliée et les départs devront désormais être plus maitrisés. J’aime !

De plus, le burô se réserve le droit de donner le départ en ligne selon les conditions de course.

 

Crédits photos : Louis Mativet